Cours d'eau en PACA : 45% des points de mesure en assec fin août

Publié le
18/09/2017
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Fin août en PACA, 45% des stations d'observation du réseau ONDE  (observatoire national des étiages) sont en assec. L'analyse de l'évolution des assecs en fin d'été ces 6 dernières années met en évidence l'impact important de la sécheresse de cette année sur les cours d'eau.


Le département de Vaucluse est particulièrement touché avec 87% des stations en assec. Pour les autres départements, les pourcentages des stations en assec sont les suivants : le Var : 53% ; les Alpes-de-Haute-Provence : 47% ; Alpes-Maritimes : 33% ; Hautes-Alpes : 30% ; Bouches de Rhône : 27%.

 

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Carte de situation de la campagne usuelle d'août 2017 de l'observatoire national des étiages ONDE

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Source : Observatoire national des étiages - Août 2017

 

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Répartition des modes d'écoulement en pourcentage et nombre de station d'observation (Source : Observatoire national des étiages - Août 2017)

 

 

Pour 2017, la région PACA compte 192 stations de suivi réparties de la manière suivante selon les départements : 40 dans les Alpes-Martimes ; 30 dans les Bouches du Rhône ; 30 dans les Hautes-Alpes ; 32 dans les Alpes-de-Haute-Provence ; 30 dans le Var, 30 dans le Vaucluse.  


Voir les stations  : cliquer ici


L'Observatoire national des étiages (ONDE) est un dispositif d'observation visuelle de l'écoulement des cours d'eau mis en place par l'AFB pour surveiller et comprendre l'assèchement des cours d'eau en été.

Il répond à un double objectif : disposer de connaissances stables sur les étiages estivaux et aider à la gestion des situations de sécheresse.

L'acquisition de données relatives à l'écoulement des cours d'eau permet d'apprécier une situation hydrologique à un moment donné, mais également d'analyser l'évolution des phénomènes hydrologiques dans le temps, à court et moyen terme.


Le réseau de stations s'organise selon deux types de suivis, dont les objectifs et les modalités de mise en oeuvre diffèrent :

  1. Le suivi usuel réalisé mensuellement, de façon systématique sur tous les départements métropolitains, entre mai et septembre, au plus près du 25 de chaque mois (à plus ou moins 2 jours)
  2. Le suivi complémentaire contribue à une meilleure gestion de situations jugées sensibles. Son activation peut être déclenchée à tout moment (y compris en dehors de la période mai - septembre) par les préfets de département (MISE) ou sur décision spontanée des services départementaux de l’AFB. Il peut l’être également à l'échelle du bassin  si la situation le nécessite (dans ce cas, à l’initiative des préfets coordonnateurs de bassin) ou à l'échelle nationale si un état de crise le justifie (par le ministère chargé de l’environnement).

L'écoulement des cours d'eau est classé selon 4 modalités d'écoulement :

  • écoulement visible (bleu) : permanent et visible à l'oeil nu ;
  • écoulement non visible (orange) : le lit mineur présente toujours de l'eau mais le débit est nul. Généralement, soit l’eau est présente sur toute la station mais il n'y a pas de courant (dans les grandes zones lentiques, par exemple), soit il ne reste que quelques flaques sur plus de la moitié du linéaire ;
  • assec (rouge) : l'eau est totalement évaporée ou infiltrée sur plus de 50% de la station. La station est "à sec";
  • observation impossible : permet d'indiquer que l'observateur n'a pas pu réaliser d'observation propre à l'écoulement du cours d'eau lors de son déplacement sur la station, en raison de conditions exceptionnelles : problèmes d’accessibilité, modification des conditions environnementales de la station, etc.

 


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