Contexte régional ou pourquoi initier une telle démarche ?

Publié le
30/01/2015
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Les acteurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur se sont depuis longtemps adaptés à une gestion de la ressource en eau complexe, à travers des aménagements de transferts agricoles et hydro-électriques, contribuant au développement socio-économique de la région.



85% des ressources en eau utilisées dans la région sont d’origine superficielle et 60% de celles-ci proviennent du système Durance/Verdon. Les infrastructures existantes mettent en relation divers territoires et dissocient les "territoires d’usages" des "territoires d’origine" par des transferts d’eau entre le massif, le littoral et certaines plaines agricoles (Sud du Vaucluse, Crau…).

 

 

Ces pratiques sont intégrées culturellement depuis des siècles. L’ensemble des aménagements hydrauliques, principalement à partir de l’axe Durance-Verdon, a permis un transfert d’eau du moyen pays historiquement rural vers des espaces littoraux fortement urbanisés. 
L’échelle de ces transferts a toutefois fortement augmenté au cours du XXe siècle, distendant encore davantage le lien entre territoire d’origine et territoire de consommation.

 

 

Malgré cette organisation spécifique de la répartition de l’eau, la région est confrontée à de nouvelles difficultés.

Ceci pose aujourd’hui la question des capacités d’approvisionnement pour les usages domestiques, le développement économique et industriel et le maintien des activités touristiques et agricoles.
Les problèmes de risque de manque d’eau sur certains secteurs à certaines périodes de l’année, pourraient s’accroître, du fait de l’inégale répartition géographique des ressources, du développement urbain ou de l’évolution du climat.

 

Plusieurs années de sécheresse consécutives entre 2002 et 2007 ont accentué ce constat. Le monde agricole essaie de maintenir son activité, le tourisme se développe et le mitage urbain s’étend notamment sur des zones “ intermédiaires ”, à l’interface entre les zones rurales et le milieu urbain.

Les évolutions posent des interrogations en termes d’organisation de l’espace mais aussi en termes de réponse aux besoins en eau.

Le poids de ces usages liés à l’eau, les modes de consommation et le fonctionnement des milieux aquatiques sous-tendant le renouvellement de la ressource, sont autant d’éléments à prendre en compte pour une utilisation raisonnée et solidaire de l’eau.

 

 

Il est donc essentiel de rechercher aujourd’hui un équilibre entre la disponibilité de la ressource et la demande en eau, prioritairement axé sur la responsabilisation de tous, dans un objectif d’atteinte d’un bon état des milieux et selon une stratégie d’adaptation au changement climatique et d’anticipation des modes de développement.

 

Cela pose la question des liaisons et de l’interdépendance entre les territoires. Cette situation renvoie également à la disparition progressive de la culture méditerranéenne de l’eau, liée à sa rareté. La sécurisation des territoires doit s’accompagner d’une prise de conscience du cheminement de l’eau, de son lieu de prélèvement jusqu’aux bénéficiaires de la ressource, afin qu’une solidarité équitable se mette en place entre les usages et entre les territoires.

 


L’intégration de la question à une échelle régionale permet d’articuler gestion des flux et gestion spatiale de l’eau. Ainsi, les différents enjeux liés à la gestion quantitative de l’eau nécessitent d’anticiper l’avenir, ce qui a conduit à proposer de mettre en œuvre un Schéma d’Orientations pour une Utilisation Raisonnée et Solidaire de la ressource en Eau (SOURSE).

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