Eléments de contexte en région

Publié le
09/01/2015
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Les deux principaux risques naturels en relation directe avec l’eau sont l’inondation et la sécheresse ; auxquels s’ajoutent des risques plus spécifiques  à un territoire donné : le risque d’avalanche en montagne et le risque de submersion marine (par tempête ou tsunami) sur certaines zones littorales (les côtes basses, telles que la Camargue, sont notamment des secteurs fragilisés par ces phénomènes).

 

Les risques technologiques ne sont pas à négliger pour autant ; c’est notamment le cas des ruptures de barrage ou encore des pollutions d’origine anthropique. Ces dernières entraînent effectivement d’importants risques sanitaires et écosystémiques.

 

Le climat méditerranéen, qualifié d’ « extrême » puisque sec en été et caractérisé par de brusques et abondantes précipitations à l’automne et en hiver, la présence de reliefs abrupts et le réchauffement climatique accentuent fortement l’ensemble de ces risques naturels.

 

 

Ainsi, 90% des communes sont concernées par le risque d’inondation et près de 200 arrêtés de catastrophe naturelle « inondation » ont été prononcés depuis 1982 en région PACA.

A l’heure actuelle environ 1 900 km d’ouvrages en remblai bordant les cours d’eau ou le littoral, et donc considérés comme des digues, ont été recensés sur toute la région PACA, alors que plus de 700 km sont encore en cours de recensement. Ce parc de digues est vieillissant en PACA et nécessiterait d’importants travaux et études de diagnostic, d’entretien et de rénovation. Quant à l’identification des gestionnaires de ces digues, elle est actuellement en cours car, en l’état, seuls les propriétaires d’un quart de ces linéaires sont connus.

 


Des mouvements de terrain peuvent être induits par des épisodes pluvieux conséquents, c’est notamment le cas des éboulements rocheux, des glissements de terrain lents, des coulées de boues ou encore des ravinements.

 


La sécheresse est aussi une source de risque. Elle survient lorsque la quantité de pluie est nettement inférieure aux normales saisonnières et cela, sur une assez longue période. Lorsque le manque de pluie survient en hiver ou au printemps, il empêche le rechargement des nappes phréatiques (eaux souterraines constituant des « réserves » d’eau) qui s’effectue à cette période de l’année.

 


L’alternance d’épisodes pluvieux conséquents et d’épisodes de sècheresse marqués peut également induire un retrait/gonflement des argiles qui se manifeste lors d’une variation conséquente de la teneur en eau du terrain argileux et qui se traduit notamment par des fissurations sur les façades des bâtiments.

 


En France, les eaux de surface et les eaux souterraines font l’objet d’une grande surveillance au niveau de leur qualité comme de leur quantité. Lorsque les indicateurs d’alerte montrent un risque de sécheresse, le Préfet prend un arrêté de sécheresse qui impose la mise en place immédiate de mesures de restrictions d’usage de l’eau et d’information aux usagers. Il est alors indispensable de surveiller sa consommation d’eau et surtout de ne pas la gaspiller.

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