La Méditerranée

Publié le
08/12/2014
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La Méditerranée est une mer relativement jeune à l’échelle géologique puisqu’elle fait suite à la fermeture de l’isthme de Suez, il y a environ 10 Millions d’années.


Très fragmentée, longue de 3 800 km, large de 1 600 km, avec un linéaire côtier continental de 27 600 km et insulaire de 18 400 km, dont la surface de 2 500 000 km², elle ne représente en fait que 0,8% de la surface de l’océan mondial.

Morcelée par diverses mers intérieures (mer Adriatique, mer Égée, mer Noire...) et par un zonage géographique (mer Méditerranée occidentale et orientale), elle est également marquée par des points de passage sensibles (détroit de Gibraltar, canal de Suez, détroit século-tunisien, Bosphore...).

Bien que considérée comme une «annexe de l’Océan Atlantique» (70% des espèces proviennent de l’Atlantique), sa richesse est spécifique en fonction de la profondeur (100% à la surface, 63% à 50m) au contraire de l’Atlantique. Qui plus est, les espèces qui se sont retrouvées en Méditerranée se sont diversifiées par influence du milieu, devenant ainsi des espèces endémiques de la Méditerranée. Aussi, même si elle ne représente que 0,8% de l’océan mondial, sa production halieutique représente 1% de la production mondiale et c’est véritablement un Hot Spot de biodiversité.

 

Mais l’ouverture du canal de Suez, l’intensité du transport maritime, les élevages aquacoles marins, les pollutions des bassins versants véhiculées par le Rhône et les autres fleuves côtiers dont la mer Méditerranée est l’ultime réceptacle (etc.) ont engendré une perte de sa biodiversité (notamment par mise en concurrence avec des espèces invasives) ainsi qu’une dégradation des milieux naturels, aggravés par les impacts du changement climatique.

Publié le
08/12/2014
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S’étirant sur 1 960 km, le littoral méditerranéen français est le plus artificialisé de France (61%); les Alpes-Maritimes atteignant un taux d’artificialisation des côtes record de 92%.

Cette urbanisation littorale a démarré sur la Côte d’Azur dès la fin du XIXe siècle. Au début du XXe siècle, on assiste à un basculement du tourisme d’hiver dans le Midi au balnéarisme estival et des villes d’hiver aux stations balnéaires. Juan-les-Pins étant la 1ère station balnéaire à s’être implantée sur le littoral méditerranéen français dans les années 1920.

En 1947, seuls 3 territoires étaient déjà engagés dans un tourisme de masse international: le Portugal, l’Italie du Nord et la Côte d’Azur.


Dès les années 1970-80, le littoral de la Côte d’Azur est saturé. Les concessions de plage, les ports et leurs marinas ne cessent alors de grignoter le littoral méditerranéen, provoquant finalement un mitage généralisé sur une bande de faible épaisseur parallèle au rivage: la bande côtière. Les résidences secondaires se multiplient, de même que les campings.

L’occupation industrielle y est également importante puisqu’elle touche 11 % du linéaire côtier.

 

Publié le
08/12/2014
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Afin de faire face à la multiplicité des usagers et des enjeux économiques, à la pression foncière et écosystémique et aux impacts visibles et prévisibles du changement climatique sur la mer et le littoral méditerranéen, une gouvernance maritime et littorale a été instituée (Conseil National de la Mer et du Littoral, Grenelle de la mer, Préfet maritime par grande façade littorale...) et des outils de gestion intégrée (contrats de baie, contrats d’étangs, contrats Natura 2000 en mer...) ainsi que d’aménagement durable du littoral (Schémas de Mise en Valeur de la Mer, prise en compte de la Loi littoral dans les PLU et les SCOT...) ont été mis en place ces dernières décennies.

Publié le
04/07/2014
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Guide Cartographie continue des habitats marins I Partenariat Agence de l’eau RMC - Andromède I 2014


En partenariat avec la société Andromède Océanologie, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse publie la première cartographie continue de l’écologie des fonds sous marins (de 0 à 100 m de profondeur) de la Méditerranée française sous la forme d’un guide expert "Les dessous de la mer".

Il localise les herbiers de posidonies, les zones de sables et de roches à coralligène et la faune de poissons et de crustacés qui les peuplent. Il mesure aussi les évolutions.

 

On y découvre, par exemple, que l’herbier de posidonie, espèce emblématique du bon état de santé de la Méditerranée et qui se développe à faible profondeur, a régressé de 13% en 90 ans sur PACA.

Sur les 6 500 ha de posidonies que compte aujourd’hui le littoral de PACA, 8 % sont menacés par les constructions du littoral et près de 1% est griffé par les conduits sous-marins, l’aquaculture et les ancres des bateaux. Les pertes dans l’herbier historique culminent à 71% entre le Cap d’Antibes et le port de Nice  et 33% dans la rade de Villefranche.
 
Autre formation remarquable et superbe des fonds plus profonds, le coralligène est cartographié pour la première fois de manière aussi complète. Il est à son maximum de développement dans le cap Corse, les îles du Var et de façon plus surprenante dans le golfe de Fos.
Au total, 20% des petits fonds côtiers ont disparus sous les aménagements et les terrains gagnés sur la mer.

 

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